Études sur la chaleur statique - Dulong et Petit par Jules Jamin

June 24, 2018

Études sur la chaleur statique - Dulong et Petit par Jules Jamin

Titre de livre: Études sur la chaleur statique - Dulong et Petit

Auteur: Jules Jamin

Broché: 45 pages

Date de sortie: May 11, 2016

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Jules Jamin avec Études sur la chaleur statique - Dulong et Petit

Jules Célestin Jamin, né le 31 mai 1818 à Termes (Ardennes) et mort le 12 février 1886 à Paris, est un physicien français, professeur durant 29 ans à l'École polytechnique et durant 23 ans à la faculté des sciences de Paris.

Nouvelle édition adaptée aux liseuses, parue en 1855 dans la Revue des Deux Mondes.

Extrait:"C’est vers l’année 1815 que commença entre Dulong et Petit cette communauté scientifique qui devait avoir de si féconds résultats. Une occasion toute naturelle en fut la cause. Newton avait, dans ses opuscules, étudié, entre autres problèmes importants, celui du refroidissement que les corps éprouvent quand, après avoir été échauffés, ils sont librement suspendus et abandonnés à eux-mêmes dans l’air. Tout le monde comprend qu’ils exhalent peu à peu la chaleur qu’on y a accumulée, et qu’ils en perdent dans le même temps des proportions d’autant plus grandes qu’ils en contiennent davantage, c’est-à-dire qu’ils sont plus échauffés. Or Newton avait admis qu’un corps à 100 degrés perd deux fois plus de chaleur qu’à 50 et cent fois plus qu’au moment où sa température dépasse de 1 degré celle de l’air qui l’entoure, ou, pour accepter le langage ordinaire des sciences, que tout corps chaud perd des quantités de chaleur proportionnelles à l’élévation de sa température sur celle de l’enceinte.
Cette loi était d’une simplicité remarquable, elle avait une grande probabilité théorique, et bien qu’elle n’eût pas été pratiquement vérifiée par Newton, elle fut accueillie comme l’étaient toutes les opinions de ce grand génie. On l’admit de confiance, et quand on songea à la soumettre au contrôle de mesures précises, c’était plutôt avec l’intention de la justifier qu’avec la pensée de la combattre. Cependant les expériences se firent, et l’attente de ceux qui les avaient entreprises se trouva déçue ; la loi de Newton, à peu près exacte quand les corps sont peu chauds, cesse de représenter fidèlement le refroidissement des substances portées à une température élevée. "